sightseeing

Tes mains sur mes hanches, et le lent balancier de nos corps qui s’échauffent. Contre les draps, peaux moites, paumes sèches, des respirations humides. Je me demande à quoi tu penses.

Dans mes désordres internes, je ne nous entends plus. Parfois. A d’autres, nos rires sous les plafonds immenses, le sol carrelé d’une salle de bain bleue.

Entends tu le souffle qui m’enivre ?

A l’envie d’éphémères s’oppose le droit divin des évidences indicibles. Des échanges déliquescents entre deux signes du temps – destin, tu l’appelleras comme tu le souhaites, moi je rêve en couleur et en trois dimensions. De temps, d’espace, d’odeurs. De cris silences de dimanches à l’horizontale. Les matelas mous et les kilomètres de TGV – première classe, toujours. L’Est. Le Sud. L’été.

Tu t’endors. Au sourire de tes nuits, les bras qui m’entourent, ne me laissent aucun répit. Des nuits sans lune, le soleil qui éclot doucement au travers des persiennes.

if only you know how deeply …

tu es belle quand tu es odieuse

Ailleurs. Les clés sur le rebord d’une table. Les fleurs séchées dans un vase. Ses baisers, un miroir sur le mur.

Ceci n’est pas ma vie. Un cul qui ne m’appartient pas. Des collants bleus.

Derrière la fenêtre des cris

encore
encore
encore

Comme avant. Comme d’autres. Le parquet de la pièce, la lumière. Nue sur le sol, les dalles instables, des coups de reins.

pas moi pas nous pas

Fenêtre ouverte. La porte ne ferme pas.

Je sors.